Affaires criminelles en Charente-Maritime

La disparue d'Oléron (2015)

 

Le corps de cette femme de 54 ans n’a jamais été retrouvé depuis le 13 octobre 2015.


Et le principal suspect continue de nier les faits, malgré des éléments accablants retrouvés à son domicile. Des traces de sang de Lysiane Fraigne dans son mobil-home. Les enquêteurs ont retrouvé des traces de sang sur le sol du mobile-home du bouquiniste oléronais, Guillain Fricot, 62 ans, ex-compagnon de la victime. Il y aurait d'autres éléments à charge comme du ciment et de la chaux vive achetés deux jours avant la disparition de Lysiane. Il a été mis en examen pour homicide et incarcéré à la maison d’arrêt de Rochefort.
Avril 2017 : le Parquet de La Rochelle vient d'annoncer la reprise des recherches sur le terrain et en forêt de St Trojean avec la mise en oeuvre de nouveaux moyens.


Catherine Gardère

Le meurtre de la marcheuse d'Echillais (2014)

 

Le 02 octobre 2014, la Lot-et-Garonnaise Catherine Gardère, 51 ans, est violée puis tuée dans le bois du Chay, en pleine randonnée.

 

Son meurtrier, âgé de 22 ans, est arrêté le 20 novembre. A 16h20 ce jour là,  Jérémy Tiberghien suit sa victime sur un kilomètre, lui assène d'abord un coup de poing au visage, la traîne à 50 mètres à l'intérieur du bois avant de la violer et de la tuer à coups de pieds et de poings. Confondu grâce aux prélèvements ADN, il est arrêté le 20 novembre. Deux marches blanches ont lieu, l'une à Echillais, l'autre à Virazeil près de Marmande.
Son procès s'est tenu en septembre 2017 à Saintes ; Jérémy Tiberghien a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 20 ans.

L'affaire de Benon (2014)

 

Le 12 février 2014, les gendarmes de La Rochelle reçoivent un appel de Jean-Jacques Menand vers 18 h. Il vient de surprendre un cambrioleur au local de chasse de la Faisanderie à Benon. Aux alentours de 18 h 55, les militaires arrivent sur place et constatent près d’un tas de bois, le corps d’un homme gisant au sol, le crâne ensanglanté. L’intervention des gendarmes prend alors une tout autre tournure. Il s’agit à cet instant de procéder au relevé d’indices qui aboutiront deux mois plus tard à Roland Giraud, un enfant du pays confondu par son ADN.


Sur les lieux du crime, les inspecteurs découvrent à quelques mètres du corps de Jean-Jacques Menand, deux bûches de bois ensanglantées, une casquette, un téléphone portable, des lunettes et un trousseau de clés. À l’entrée du chemin d’accès au local, est garé un véhicule avec des chiens enfermés dans le coffre. À l’opposé, sur un chemin, une bouteille de champagne pleine est retrouvée près de débris de verre d’une autre bouteille.

Sur le sol, la trace d’une semelle de bottes se dessine.
Le bâtiment de chasse ne révèle aucune trace d’effraction. À l’entrée, une cagoule est posée sur le sol. Un peu plus loin, sur une table, les gendarmes aperçoivent des bouteilles, un faitout. La poubelle de la salle est propre. Elle contient néanmoins divers objets et des denrées alimentaires non périmées. Sur le sol, la trace d’une semelle de bottes se dessine.
Au terme de diverses expertises menées sur le corps de la victime et la cagoule, des investigations sont conduites dans les magasins de vente d’articles de sport, jusqu’en Vendée. Et ça marche ! Parmi les acheteurs de cagoules et de bottes, l’ADN d’un homme est signalé comme étant celui retrouvé sous les ongles de la victime.
Le 7 avril, Roland Giraud est entendu par les enquêteurs. Relâché, il sera mis sur écoute. Trois jours plus tard, il est placé en garde à vue. Là, il formule des aveux mais nie sa présence sur les lieux, avant de craquer et de donner sa version de l’altercation ayant entraîné la mort de Jean-Jacques Menand.
Roland Giraud a été condamné le 13 décembre 2016 à 14 années de prison par le tribunal de Saintes.

Crime crapuleux à Royan (2014)

 

Le soir du 19 janvier 2014, à Royan, Jérémy Lambert, la trentaine, se rend chez une amie pour « faire la fête ». En son absence, et fortement alcoolisé selon ses déclarations, il aurait engagé la conversation avec Jacques Enricart, un nonagénaire habitant au rez-de-chaussée de l'immeuble.


En fin d’après-midi, le trentenaire, alcoolisé, se rend chez une amie. Constatant son absence, il reste au pied de la résidence et dit avoir été invité à patienter chez le retraité. Mais un geste de bienveillance à son égard, une main tendue, lui aurait remémoré des attouchements survenus pendant son enfance (ces derniers faits ne sont pas établis). De là, un enchaînement de violence qui a entraîné la mort de la victime.
Jérémy Lambert n’aura pas réussi à effacer ses traces. Ni les preuves, le jour de son crime, sur les lieux du drame. Ni ses traits de personnalité et son casier judiciaire qui comporte 17 mentions, dont de nombreux vols avec circonstances aggravantes.
Après avoir souligné son état psychique "normal" et son "sang-froid" pendant et après les violences, sa précision et son acharnement pour se débarrasser des pièces à conviction, le tribunal l'a condamné à vingt ans de réclusion criminelle le 09 décembre 2016 (Cour d'assises de Saintes).

Michel Reutin

Michel Reutin (2013)

 

Le matin du 21 février 2013, l'ancien maire de Semussac est retrouvé mort dans son appartement de fonction au centre du camping Le Royan dont il est propriéaire. Il gît sur le dos, les mains liées et les pieds attachés, avec une profonde blessure au crâne.


Les enquêteurs découvrent que son coffre-fort a été éventré et 6 000 euros ainsi que des bijoux ont disparu. L'autopsie confirme qu'il est décédé à la suite des coups qu'il a reçus. Le ou les meurtriers se sont introduits dans sa maison en brisant une baie vitrée. De nombreuses empreintes et traces d'ADN sont découvertes sur la scène du crime. Ces dernières pistes conduisent à Vasile Lazar, un Roumain âgé de 28 ans, déjà connu des services de police pour avoir participé à une série de vols avec effraction. Ce dernier est interpellé en Italie en novembre 2013. Il est extradé en France où il est mis en examen pour vols avec violences ayant entraîné la mort. Il avoue sa particpation à l'agression de Michel Reutin et donne les noms de plusieurs Roumains qui auraient été ses complices : Roméo-Virgil Vlad, Daniel Draghici et Marinica Bojin. Vlad confirme la déposition de Vasile Lazar et précise que c’est Draghici qui a présenté le coup. Bojin finit par reconnaître avoir servi au groupe comme chauffeur. Quant à Draghici, il est soupçonné d'avoir fourni des informations permettant le cambriolage du camping. Vasile Lazar et Roméo-Virgil Lazar sont jugés pour vol avec violences ayant entraîné la mort, ainsi que Daniel Draghici et Marinica Bojin pour complicité.
La Cour d'assises de Saintes rend son jugement le 17 février 2017 : Vasile Lazar et Roméo-Virgil Vlad sont condamnés à 20 ans de réclusion, les deux autres complices Daniel Draghici et Marinica Bojin sont condamnés à 4 et 6 ans d'emprisonnement.


L'affaire Pauline Noquet (2012)

 

Le 18 août 2012, dans la commune de Pons, Pauline Noquet est tuée d'un tir de fusil de chasse devant son domicile. La jeune femme, âgée de 27 ans, est enceinte de cinq mois. Elle et son compagnon, étaient connus pour se livrer au trafic d'héroïne.


La Cour d'assises de Saintes rend son jugement le 21 septembre 2017 : Bastien Joussaume est condamné à 20 ans de réclusion, son complice présumé, Kevin Combas, a bénéficié d'un non-lieu.


Jennifer Charron (2007)

 

Cette jeune serveuse de 21 ans a été découverte le 29 avril 2007, le corps en partie calciné, les mains liées dans le dos et la tête fracassée.


Les résultats des analyses ADN relevées sur la scène de crime, permettent d'arrêter deux hommes qui sont mis en examen en juillet 2007 pour l'assassinat de la jeune fille de Royan. Mais tous deux nient farouchement. Pourtant, José Mendès était rentré chez lui les mains et les vêtements tachés de sang.
Il avait également demandé à sa compagne de laver sa voiture. Condamné à plusieurs reprises, il avait notamment écopé de vingt ans de réclusion en 1993 à Paris pour viol et tentative de meurtre. Il avait incendié l'appartement où il avait laissé sa victime, qui n'avait eu la vie sauve qu'en sautant par la fenêtre. Malheureusement ce suspect est décédé d'un infarctus dans sa cellule le 5 décembre 2010. Il était, des deux accusés annoncés, celui sur lequel pesaient les charges les plus lourdes au point d'en être accablantes. Me Francesca Satta, l'un des défenseurs de l'accusé, ne cache pas sa volonté d'obtenir son acquittement.
« La présence de son ADN sur des vêtements portés fréquemment par Jennifer est tout à fait compréhensible puisqu'il était son amant deux semaines encore avant son décès. Il n'a pas menti sur son emploi du temps. Simplement, il fumait beaucoup de cannabis et avait une vie très décousue à cette époque : il n'avait pas de souvenirs précis. Rien n'établit d'ailleurs que mon client et Mendès se connaissaient. »
Samir Seridi a été acquitté le 16 décembre 2011 par la cour d'assises de Saintes.


Audrey Texier

Audrey Texier (2003)

 

La cour d'assises de Charente-Maritime a condamné, à trente ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de vingt ans, Frédéric Ramette, âgé de 26 ans, pour le meurtre et le viol d'Audrey Texier, 16 ans, pendant l'été 2003 sur l'île de Ré.


Le corps de l'adolescente avait été découvert le 6 août 2003 par sa mère, inquiète de ne pas la voir revenir, sur le bas-côté d'un chemin. Peu auparavant, Audrey avait quitté le marché de Saint-Martin-de-Ré, où elle tenait seule, le temps des vacances, le banc de vente d'huîtres produites par ses parents.
Selon l'accusation, elle a été agressée, étouffée et violée sur le chemin du domicile familial par Frédéric Ramette, qu'elle ne connaissait pas. Ce dernier, serveur saisonnier, a été interpellé grâce à son empreinte ADN le 27 décembre chez sa mère, à Gonesse, dans le Val-d'Oise, en région parisienne. Malgré le parcours chaotique du condamné, l'avocat général a souligné qu'une enfance malheureuse "n'est pas une excuse".

Guy Mauvillain

Guy Mauvillain (1975)

 

Né à La Rochelle en 1919 et décédé en 2003, Guy Mauvillain a été victime d'une erreur judiciaire.


Le 09 janvier 1975, à La Rochelle, Élise Meilhan, professeur de musique retraitée de 76 ans, est sauvagement agressée dans sa maison au 51 de l'avenue Jean-Guitton. Sa voisine entendant des cris, elle avertit les pompiers qui trouvent la vieille femme le crâne fracassé. Avant de sombrer dans un coma définitif, Élise Meilhan lâche un nom au docteur Girard, le médecin qui l'a secourue : "C'est le mari de Mme Mauvillain, l'infirmière."
Guy Mauvillain est arrêté le jour même puis relâché, faute de preuve.
Mais, le 28 février, jour du décès d'Élise Meilhan, il est à nouveau interpellé, inculpé de meurtre et écroué. Après une instruction bâclée (le juge s'appuie sur le fait que Guy Mauvillain, alors comptable sans emploi, fut 25 ans auparavant condamné pour proxénétisme hôtelier, complicité de cambriolage et vol de voiture), un procès d'une demi-journée et un délibéré d'une demi-heure, il est condamné à dix-huit ans de réclusion par la Cour d'assises de Saintes en 1975. Un comité de défense, appuyé par la Ligue des droits de l'homme, demande une révision du procès. Maître Jean-Yves Dupeux, l'avocat de Mauvillain, forme ce recours en révision fondé sur deux éléments nouveaux, le témoignage de la voisine qui dit avoir entendu Mauvillain s'affairer dans sa cuisine le soir du crime, et l'expertise de neurologues et de neurochirurgiens qui doutent du degré de lucidité de la victime. Par deux fois cette demande est refusée, au motif qu'à cette époque le code de procédure pénale imposait de prouver son innocence pour obtenir une révision de son procès.
Il finit par être rejugé et acquitté le 29 juin 1985 par la cour de cassation de la Gironde et la justice lui accorde une indemnisation de 400 000 francs de dommages et intérêts.

L'affaire René Andrès (1946)

 

À 26 ans, cet ancien résistant strasbourgeois a froidement attaqué deux couples dans le but de leur dérober de l'argent.

Les faits se sont déroulés le 19 mars 1946 à Poléon, un lieu-dit de Saint-Georges du Bois. Le meurtrier connaissait les lieux, il avait été hébergé dans cette ferme des époux Jeanneau pendant trois mois, à l'époque où il sévissait dans le groupe de résistants Soleil, participant ainsi à la libération de la Poche de La Rochelle. C'est sur la route le menant vers cette ferme, le 18 mars 1946, que le crime a pris corps dans son esprit. A l'aide d'un marteau et d'un burin, empruntés à ses hôtes sous un faux prétexte, René Andrès a frappé à mort les époux Jeanneau avant de s'en prendre au fermier travaillant chez eux et à sa jeune épouse. Celle-ci a été la seule à survivre au massacre, mais elle restera handicapée à vie.
Le meurtrier a été appréhendé le 23 mars en Moselle. Il a été déclaré « coupable » aux dix chefs d'inculpations qui lui étaient reprochés par les jurés de la cour d'assises de Saintes, le 23 janvier 1947. Le verdict, compte tenu de l'horreur de ses actes, fut sans appel : la peine de mort.
Le 26 juillet 1947, six mois après le verdict, à 4 h 21 dans l'enceinte de la maison d'arrêt de Saintes.
René Andrès fut le dernier condamné à passer par le fil de la guillotine en Charente Maritime.

Germaine Besse (1941)

 

Celle que les journaux avaient surnommé « l'horrible marâtre », Germaine Besse a été accusée de la mort du fils de son mari, Pierre, alors âgé de 8 ans.


Le petit garçon a été retrouvé le 21 décembre 1941, gisant allongé sur le dos, un pansement ensanglanté autour de la tête et les jambes meurtries de coups. Germaine a avoué l'avoir roué de coups. D'abord pour le punir, puis, pour en finir : « Cela ne pouvait plus durer comme cela, il fallait que l'un de nous deux disparaisse. » Ce furent ses propres mots lors d'un interrogatoire. L'assassinat avec préméditation ne faisant plus de doute, Germaine Besse a été condamnée par la cour d'assises de Saintes à la peine de mort le 24 octobre 1942.
Son exécution initialement prévue le 20 avril 1943 a finalement eu lieu le 8 juin, à 5 h 15 du matin, à l'intérieur de la Maison d'arrêt de Saintes. La condamnée avait 30 ans.
Elle a été la dernière femme exécutée en Charente-Maritime.

Camille Favre (1909)

 

Cet ouvrier agricole de 24 ans, a été accusé d'avoir, le 5 juin 1909, violenté et étranglé une fillette de 6 ans, Hélène Boisnard.


Cette enfant habitait avec ses parents, d'honorables fermiers, à Montpellier-de-Médillan. Comme elle en avait l'habitude, elle partit après le premier déjeuner du matin, pour se rendre à l'école. A midi, elle ne revint pas. Inquiète, la mère s'informa. Elle apprit que la petite Hélène n'avait pas assisté à la classe. La gendarmerie fut prévenue et les recherches commencèrent aussitôt. Ce n'est qu'à 4 heures, le lendemain matin, que l'on découvrit la malheureuse fillette. Les vêtements déchirés, maculés de sang et de boue, elle gisait, morte, au fond d'un fossé. Des traces de strangulation étaient très nettes autour de son petit cou, et l'autopsie établit que la fillette avait été violentée.
Tout de suite les soupçons se portèrent sur Camille Favre, un garçon de ferme de 24 ans, que son patron avait envoyé, ce jour-là, en corvée dans les champs, et qui n'était rentré qu'à la nuit tombante, en fournissant sur l'emploi de son temps des explications inadmissibles.
Arrêté, Camille Favre fut forcé d'avouer. Il aurait nié que les taches dont ses vêtements étaient souillés auraient suffi à démontrer sa culpabilité. Sans les gendarmes, il aurait été lynché par les habitants sur le trajet pour se rendre de Montpellier-de-Médillan à la prison de Saintes.
Condamné à mort le 18 août 1909, il a été guillotiné à Saintes le 06 novembre de la même année.

Le parricide de Saint-Césaire (1811)

 

En octobre 1811, le village de Saint-Césaire s'émeut de la disparition de Jean Prévaudeau. Son fils, Mathieu, évoque d'abord un accident domestique. Puis revient sur sa déclaration et affirme que le vieil homme aurait été attaqué par deux bandits et jeté du haut d'un pont... Son discours incohérent intrigue les gendarmes, mais l'enquête ne donne rien.


Sept ans plus tard en 1818, stupeur d'un cultivateur, voisin des Prévaudeau, lorsqu'il tombe sur des ossements humains en retournant sa terre. Cette découverte relance l'enquête. Et Mathieu passe aux aveux : c'est bien lui qui a frappé à mort son père à coups de bâton lors de l'une de leurs fameuses bagarres. Il est condamné à mort en novembre 1818. En janvier 1819, il est conduit à l'échafaud pieds nus, en chemise, la tête recouverte d'un voile noir... La loi prévoit que l'auteur d'un parricide soit privé de la lumière du jour au moment de mourir. Et que le poing droit lui soit sectionné avant que le couperet de la guillotine ne tombe. Son corps sera inhumé au cimetière, sans fleurs ni couronnes, dans le "carré des suppliciés".

Les quatre sergents de La Rochelle (1822)

 

Comme bon nombre de militaires hostiles à la Restauration de la monarchie, quatre jeunes sergents, Jean-François Bories, Jean-Joseph Pommier, Marius-Claude Raoulx et Charles Goubin, forment une conspiration pour tenter de renverser la monarchie.


Mais les quatre sergents sont, imprudents dans leurs propos. Ils sont dénoncés et traduits en justice en même temps qu'une vingtaine de complices. Accusés de complot, ils sont traduits devant la Cour de la Seine et guillotinés le 21 septembre 1822. Comme ils n'avaient participé à aucune rébellion, les quatre sergents ont été considérés comme des martyrs par l'opinion publique. La littérature contribuera à perpétuer le souvenir de cet épisode tragique.

Histoire des méthodes d'exécution

 

Bien que la peine capitale ait été abolie en France (1974), les techniques mises en oeuvre pour l'exécution de la peine de mort sont très variées et changent en fonction des époques, des cultures mais aussi du condamné et de son crime.


Elles sont généralement appliquées au condamné à mort par un ou des bourreaux. Considérées comme particulièrement cruelles en Occident, ces méthodes sont aujourd'hui réputées disparues. Certaines induisaient la notion de « supplice capital », c'est-à-dire d'une phase de tortures, de façon à retarder le décès en prolongeant la souffrance.
Le crucifiement
Popularisé par l’Eglise, il ne nécessite que peu de préparation et a un aspect dissuasif sur les témoins de la scène. Il est originellement associé à des sacrifices humains religieux et à une méthode d'exécution. On cloue le présumé criminel sur une croix en T et on peut dans certains cas le fouetter. Pour l’anecdote, le supplicié ne décède généralement pas de soif, d’épuisement ou  d’hémorragie mais par asphyxie. En effet, le crucifié utilise les muscles des épaules, pectoraux et intercostaux pour relever son corps et s’aider à respirer. Il peut s’appuyer sur ses pieds quand ceux-ci reposent sur une console, mais le corps retombe quand les muscles des jambes se fatiguent à leur tour. Cette alternance entre blocage et détente respiratoire finit par créer des crampes conduisant à l’asphyxie. Pour accélérer la mort, les jambes du condamné sont brisées à la barre de fer. Le condamné ne peut plus alors se redresser et s’épuise plus rapidement.
L'écartèlement par des chevaux était utilisé pour donner la mort par séparation des quatre membres du tronc simultanément.
L'écrasement par des éléphants qui étaient utilisés pour écraser, démembrer ou torturer les prisonniers lors d'exécutions publiques (Asie du Sud et du Sud Est et particulièrement en Inde).
La cage à marée qui est une forme de noyade.
La décapitation à l'épée, à la hache ou par la guillotine.
L'ébouillantage à l'huile ou à l'eau.
L'écorchement : le bourreau incise soit le dessous des pieds, soit le sommet du crâne, et tire sur la peau pour l'arracher : la chair se retrouve à nu et la personne meurt après plusieurs heures de souffrance.
L'emmurement dans une chambre hermétiquement close (privation d'air, de nourriture et de boisson).
L'empalement ou supplice du pal.
L'enterrement vivant.
L'éventration ou éviscération.
Le feu (bûcher, gril ou four).
La flagellation pouvait être mortelle à partir du 40ème coup, lorsqu'elle était appliquée à l'aide du knout(fouet utilisé en Russie tsariste). [toujours pratiquée]
La lapidation (toujours pratiquée).
La pendaison (pratiquée notamment au Royaume-Uni et au Japon).
Le scaphisme, particulièrement barbare, consistait à enfermer le condamné dans une sorte de cercueil de bois muni d'ouvertures ne laissant sortir que la tête et les quatre membres. La tête tournée vers le soleil, on lui donne à manger de force pendant quatre à six semaines. Petit à petit l’homme va déféquer dans sa boite et l’accumulation et la décomposition de ses fientes vont donner naissance à des vers, qui vont ronger son corps jusqu’à ses parties intimes. Quand le supplicié est mort, on ouvre la boite et on y trouve ses entrailles encore grouillantes de vers.
La strangulation ou l'étranglement.
Le supplice de la roue (qui n'était pas appliquée aux femmes pour des raisons de décence).
Le versement de métal en fusion sur le supplicié.
La vierge de fer : sarcophage en fer ou en bois muni en plusieurs endroits de longues pointes métalliques qui transpercent lentement la victime placée à l’intérieur lorsque son couvercle se referme. Les pointes perçaient les mollets, les cuisses et le torse, sans atteindre le cerveau ni les yeux, laissant ainsi le condamné agoniser durant plusieurs heures (méthode réputée légendaire).

Méthodes actuelles
Les méthodes d'exécution modernes sont aujourd'hui au nombre de huit (neuf si on considère deux manières différentes de pratiquer la pendaison).
La chambre à gaz décrite comme l'empoisonnement par gaz létal en lieu confiné : inventée aux États-Unis où elle est encore pratiquée à la demande du condamné ; utilisée par les nazis (méthode en voie de disparition).
Le crucifiement encore en vigueur au Soudan, en Arabie Saoudite et au Yémen.
La décapitation au sabre en Arabie Saoudite.
La chaise électrique subsiste aux États-Unis dans les États de l'Alabama, de Caroline du Sud, de Tennessee et de Virginie où le prisonnier a le choix entre cette méthode d'exécution et l'injection létale.
La fusillade (Somalie et Corée du Nord) soit par un peloton d'exécution ou par balle unique dans la nuque. Généralement, l’un des fusils est chargé à blanc, ce qui permet à chaque tireur de penser qu’il n’est pas l’auteur de la balle mortelle.
L'injection létale principale méthode d'exécution de la peine de mort aux États-Unis. En 2007, sur quarante-deux exécutions pratiquées dans ce pays, quarante et une l'ont été par injection létale. L'injection létale se répand également en Chine, le pays qui exécute le plus de prisonniers, des milliers de personnes la subiraient dans ce pays chaque année.
La lapidation principalement en Arabie Saoudite et en Iran, la forme d’exécution la plus cruelle : le condamné est enterré jusqu'à la taille ou la poitrine. Les bourreaux lui lancent ensuite des pierres jusqu'à ce que mort s'ensuive.
La pendaison avec chute  (Afghanistan, Bangladesh, Botswana, Corée du Nord, Egypte, Inde, Irak, Japon, Malaisie, Singapour, Soudan, Syrie et dans l'état de Washington) et la pendaison sans chute (Iran). En pratique, la pendaison est abandonnée aux États-Unis.  La pendaison avec chute se fait au moyen d'une trappe et d'une corde à taille calculée, permettant une mort très rapide par rupture des vertèbres cervicales. Elle a été mise au point pour réduire les souffrances du condamné, qui endure un terrible supplice lors d'une pendaison sans chute.

La veuve

  • jkiol

  • Rappellez-vous : c'est notre illustre Guillotin, né à Saintes, qui échafauda... la guillotine ! En 1789, elle est présentée aux députés de l'Assemblée Constituante comme une nouvelle machine servant à exécuter les condamnés à mort. L'engin, mis au point en collaboration avec le chirurgien Antoine Louis, est selon ses inventeurs le moyen "le plus sûr, le plus rapide et le moins barbare." Il sera d'abord appelé 'Louison" ou "Louisette" mais très vite les parlementaires et les journalistes lui donneront le nom de "guillotine"en souvenir du nom de son créateur. Le peuple surnommera la machine : "la veuve". En 1791, un décret fixe que "tout condamné à mort aura la tête tranchée". La première exécution a lieu le 25 avril 1792, elle s'appliquera à un bandit de grand chemin. Pendant la Terreur, près de 50 guillotines seront installées en France et quelques
  • 20 000 personnes seront exécutées. La guillotine fonctionnera pour la dernière fois en 1977 et la peine de mort sera abolie en 1981.

Article source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillotine

Guillotinés célèbres en France

  • Louis Philippe d'Orléans (1793)
  • Marie-Antoinette (1793)
  • Charlotte Corday (1793)
  • Comtesse du Barry (1793)
  • André Chénier, poète français (1794)
  • Danton, homme politique français (1794)
  • Fabre d'Eglantine, poète français et homme politique (1794)
  • Robespierre, homme politique français (1794)
  • Georges Cadoudal, chef chouan (1804)
  • Emile Henry (1894)
  • Joseph Vacher (1898)
  • Désiré Landru (1922)
  • Marcel Petiot (1946)
  • Emile Buisson (1954)
  • Christian Ranucci (1976)
  • Hamida Djandoubi (1977) - dernier exécuté en France

  • Article source : laveuveguillotine

Affaires non résolues en France

    Affaire Francisco Benitez (2013)
  • Tuerie de Chevaline (2012)
  • Affaire Xavier Dupont de Ligonnès (2011)
  • Affaire Olivier Fargues (2004)
  • Affaire Estelle Mouzin (2003)
  • Affaire Yves Godard (septembre 1999)
  • Affaire Michèle Gillet (1998)
  • Meurtres de la gare de Perpignan (1997)
  • Affaire Marion Wagon (1996)
  • Affaire Sophie Toscan du Plantier (1996)
  • Affaire Christelle Blétry (1996)
  • Affaire Omar Raddad (1991)
  • Affaire Sabine Dumont (1987)
  • Affaire Hemma Davy-Greedharry (1987)
  • Affaire Grégory (1984)
  • Affaire Jonathan Coulom (1984)
  • Les disparus de l'Isère (1983)
  • Tuerie du bar du Téléphone (1978)
  • Affaire Le Roux (1977)
  • Affaire de Bruay-en-Artois (1972)
  • Affaire Emilienne Bonnet (1968)
  • Affaire Carteron (1946)

Autres affaires en France