Charente-Maritime : patrimoine

Fort Boyard

Fort Boyard (Ile d'Oléron)

Monument historique depuis 1950
Situé à mi-chemin entre les îles d'Aix et d'Oléron, Fort-Boyard est un bâtiment conçu avant tout pour protéger la rade de l'île d'Aix et le port de Rochefort. L'aventure de la construction, décidée par Napoléon, s'étale sur 30 années, dont 20 pour les seules fondations. Les travaux de l'édifice sont très difficiles et ne s'achèvent qu'en 1859. Fort Boyard servira de prison avant d'être déclassé en 1913. Abandonné par l'armée, il est mis en vente. C'est finalement la télévision qui lui donnera une nouvelle force médiatique avec son célèbre jeu télévisé "Fort Boyard".

Fort Louvois

Fort Louvois

Monument historique depuis 1929
Dernier ouvrage de fortification maritime commandé par Louis XIV, pour défendre les pertuis contre les incursions de navires ennemis, il est situé en mer sur le rocher du Chapus, face à la citadelle du Château d'Oléron, et verrouille l'accès sud à la rade de Rochefort.

Fort Lupin

Fort Lupin

Classé monument historique depuis 1950
Situé sur la rive gauche de l'estuaire de la Charente, c'est un fort construit par Vauban entre Soubise et Saint-Nazaire-sur-Charente, pour défendre Rochefort et son arsenal. Il a fait l'objet d'un classement au titre des monuments nationaux en 1950, c'est aujourd'hui un monument privé. Il peut cependant se visiter sur réservation.

Fort Liédot

Fort Liédot (Ile d'Aix)

Monument historique depuis 1995
Le fort Liédot est une fortification située au nord-est de l'île d'Aix. Initialement à visée défensive à la demande de Napoléon Ier, il a rempli tour à tour bien d'autres fonctions : lieu de détention, cible d'expériences de tir, puis colonie de vacances. Destination prisée des randonneurs et des cyclistes, il est aujourd'hui ouvert aux visites guidées.

Fort de la Prée

Fort de la Prée (Ile de Ré)

Monument historique depuis 2008
Ce monument est le plus vieux fort de l'Ile de Ré. Construit en 1626, il avait pour objectif premier d’assurer la souveraineté du roi Louis XIII sur l’île, qui était à cette époque un territoire stratégique pour la couronne face aux Protestants de la Rochelle. Il tombe dans l’oubli à la fin du XVIIè siècle au profit de la citadelle de St-Martin-de-Ré mais jouera un rôle de forteresse secondaire et servira aussi au débarquement de tous les voyageurs en provenance du continent. 

Fort Enet

Fort Enet

Monument historique depuis 1994
Situé entre Fouras et l'Ile d'Aix, ce monument est accessible à pied depuis la Pointe de la Fumée à Fouras en empruntant une passe de 1,6 km. Le fort actuel fut construit sous Napoléon en 1809 et remis à l'armée qui y fait plusieurs expérimentations. Au début du XXème siècle, il sert de prison de transit aux bagnards. Dès les années 60, il est racheté par des particuliers. C'est une propriété privée, mais qui se visite avec Dominique Droin, guide du fort Énet et historien rochefortais.

Phare des Baleines

Le Phare des Baleines (Ile de Ré)

Monument Historique depuis 1904
Construit en 1854 par l'architecte Léonce Reynaud, le phare a fonctionné au pétrole jusqu'en 1882. Il a ensuite été doté d'une centrale de production d'énergie électrique à vapeur vers 1904. Enfin, il a été raccordé au réseau électrique après la seconde guerre mondiale.
Il est équipé d'optiques de Fresnel, toujours en service, dont la taille permet d'éclairer le plus loin possible.

Abbaye aux Dames

L'abbaye aux Dames (Saintes)

Monument historique depuis 1948
Cette magnifique abbaye bénédictine strictement féminine a été fondée en 1047 à l'initiative du comte d'Anjou Geoffroy Martel. Convertie en caserne militaire par Napoléon, elle garde cette affectation jusqu'en 1924. Rachetée par la ville elle connaît ses premiers travaux de restauration jusqu'en 1939, année durant laquelle l'église abbatiale est rendue au culte. Après plusieurs campagnes de restauration, l'abbaye est devenue le théâtre principal du Festival de Saintes qui a lieu en juillet.

Abbaye Royale St Jean d'Angély

L'Abbaye Royale de Saint-Jean-d'Angély

Monument historique en 1985
Abbaye bénédictine fondée en 817 par Pépin Ier d'Aquitaine. La Guerre de Cent ans mit un terme à l'essor de l'abbaye, victime de plusieurs pillages et saccages car située dans une région convoitée par les belligérants.
Détruite et reconstruite à maintes reprises, l’actuelle Abbaye, le plus remarquable complexe architectural de la ville de Saint-Jean d’Angély, est un vaste ensemble de style classique édifié au XVIIe siècle.

Au XVIIIe siècle, les salles sont réaménagées selon « goûts nouveaux », rocaille et Louis XVI. Bien National à la Révolution française, l’Abbaye délaissée deviendra collège puis lycée.
A partir des années 80, cet ensemble classé monument historique est réhabilité.
Abbaye de Fontdouce

L'abbaye de Fontdouce

Monument historique en 1986
Implantée au coeur d'un vallon traversé par un ruisseau, l'abbaye de Fontdouce a été fondée en 1111. Sa construction associe deux styles différents : l'un roman austère des chapelles superposées, l'autre gothique lumineux de la salle capitulaire et du parloir. Meurtrie par les Guerres de Religions qui l'ont partiellement détruite, les derniers moines en sont chassés à la Révolution. Vendue comme bien national, Fontdouce devient alors une propriété privée. Aujourd'hui restaurée et classée monument historique, elle est ouverte au public et accueille chaque été des manifestations culturelles.

Eglise Sainte Radegonde

Eglise Sainte Radegonde
(Talmont-sur-Gironde)

Monument historique depuis 1890
Édifiée à partir du XIème siècle, sur une falaise surplombant l'estuaire de la Gironde, cette église est parfois considérée comme l'archétype du style roman saintongeais. La transformation du village en bastide par le roi d'Angleterre Édouard Ier, duc d'Aquitaine, implique la fortification d'une partie de l'église. Une violente tempête cause l'effondrement d'une partie de la falaise servant d'assise à l'édifice. Les deux premières travées de la nef et une partie de la crypte sont emportés par les flots. Des travaux de consolidation sont effectués par la suite, tandis qu'une nouvelle façade gothique est édifiée. Les premiers grands travaux de restauration interviennent en 1929 puis en 1935. L'église doit son sauvetage à André Malraux qui permet la consolidation de la falaise. Malheureusement, avec les récents bouleversements climatiques, la falaise continue de subir l'érosion et les infiltrations dans la roche calcaire. D''importants travaux de consolidation sont à nouveau à l'étude.

Cathédrale St Pierre

La cathédrale Saint-Pierre (Saintes)

Monument historique depuis 1962
Selon la tradition, la cathédrale Saint-Pierre a été élevée sur l'emplacement d'un ancien édifice chrétien du VIème siècle. L'édifice actuel est le résultat de nombreuses campagnes de construction et de restauration qui se s'échelonnent du XII° au XVIII° siècle. Ses contreforts à pinacles, ses arcs boutants et son imposant clocher-porche haut de 72 m lui donnent, de l'extérieur, une allure tout à fait gothique. le cloître qui possède encore deux galeries du XIII° siècle et les bâtiments conventuels accolés dans la partie méridionale parachèvent cet ensemble épiscopal hétéroclite. Elle est classée monument historique depuis 1862.

Basilique St Eutrope

Basilique Saint-Eutrope (Saintes)

Classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco
Fondée en 1081 par les moines bénédictins, la basilique Saint-Eutrope fut une étape pour les pèlerins, en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Saint-Eutrope est le nom du premier évêque de Saintes. Chef d'œuvre de l'art roman saintongeais, l'église fut partiellement détruite en 1803 : on supprima façade et nef,... ne subsistent que le transept et le chœur. L'édifice conserve pourtant toute sa magnificence, notamment par l'originalité et la qualité de ses foisonnantes sculptures. Sa crypte, qui compte parmi les plus vastes d'Europe, abrite toujours les reliques de Saint Eutrope, évangélisateur de la Saintonge. L'église et sa crypte sont inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco.

Eglise Notre-Dame Royan

L'église Notre-Dame (Royan)

Monument historique depuis 1988
Edifiée entièrement en béton brut, l'église Notre-Dame, conçue par l'architecte Guillaume Gillet et l'ingénieur Bernard Lafaille, est un édifice majeur de l'architecture religieuse contemporaine. Pouvant recevoir 2000 personnes dans sa nef en ellipse, dotée de verrières en gemmail, d'une statuaire moderne et d'orgues de 3500 tuyaux, cet immense édifice fournit une traduction de notre temps à la recherche de la spiritualité dans un édifice cultuel.

corderie royale

La Corderie Royale (Rochefort)

Monument historique depuis 1967
Le magnifique bâtiment de la Corderie Royale est né de la volonté de Louis XIV et de Colbert, son ministre. Pour créer une puissante flotte de guerre, il faut des arsenaux. Le bâtiment de 374 m de long , posé sur un radeau de poutres de chêne pour pallier l'instabilité du terrain marécageux, est une manufacture de cordes. Sa grande longueur s'explique par le besoin de confectionner des cordages longs d'une encablure, soit 200 m. L'amiral Maurice Dupont, commandant la marine à Rochefort, entreprend de nettoyer le site en 1964, et en 1967, le bâtiment devient monument historique. Les conditions sont réunies pour sa restauration qui commence en 1976 pour s'achever en 1988. L'aile sud y voit naître mieux qu'un musée, le Centre International de la Mer, centre d'interprétation différent du musée traditionnel à vocation maritime, en 1985. La Corderie Royale est agrémentée d'un grand parc en bordure de la Charente.

Phare Cordouan

Le phare de Cordouan

Bientôt au Patrimoine Mondial de l'Unesco
Si vous pensez que Cordouan possède une valeur universelle exceptionnelle, et mérite un classement au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO, inscrivez-vous gratuitement pour devenir membre du Comité de soutien.

Maison Pierre Loti

La Maison de Pierre Loti (Rochefort)

Musée Historique en 1990
Maison des Illustres en 2011

Suite à la détérioration des collections, cette maison subit une complète restauration depuis 2012. La maison du célèbre officier de marine écrivain, est certainement l'une des demeures les plus originales du XIX° siècle ... Les décors de la maison sont inspirés du passé : salle gothique et salle Renaissance, mais aussi des pays d'Orient et d'Extrême Orient, qu'il connut lors de ses lointaines missions... Cette maison a été classée monument historique en 1990 et elle est abellisée Maison des Illustres depuis 2011. Une visite guidée en 3D de la Maison et des collections exceptionnelles de Pierre Loti a été mise en place au Musée Hèbre de Saint Clément à Rochefort.

Amphithéâtre gallo-romain Saintes

L'Amphithéâtre gallo-romain (Saintes)

Monument historique depuis 1840
Cet amphithéâtre commencé sous le règne de l'empereur Tibère (14-37 après J.-C.) pouvait accueillir entre 12 000 et 15 000 personnes autour de représentations sanglantes. Au Moyen-Age, il fut utilisé comme carriière et sa restauration entreprise au XX° siècle. Seules demeurent l'arène et les fondations de l'édifice ; quelques gradins ont été dégagés et remis en valeur. Malgré la disparition de la plupart des superstructures, les vestiges rendent une image fidèle de ce que pouvaient être cet amphithéâtre à l’époque de sa splendeur.

Arc de Germanicus

L'Arc de Germanicus (Saintes)

Monument historique en 1905
C'est en l'an 18 que cet arc a été érigé pour l'empereur Tibère. Il s'agit d'un arc routier à deux baies initialement bâti à l’arrivée de la voie romaine Lyon-Saintes, au niveau du pont romain sur la Charente. Promis à la démolition en 1843, il a été sauvé par l'intervention de Prosper Mérimée, l'arc fut déplacé à 15 mètres de son emplacement pour des travaux sur les quais de la Charente. Il a été restauré en 1851.

La Lanterne des Morts (Fenioux)

Monument historique en 1862
Construite au XIIème siècle sur un site qui faisait déjà l'objet de rites païens, des fouilles y ont mis au jour des pierres celtes et les vestiges d'un autel druidique. Exceptionnellement bien conservée, elle est constituée de onze colonnes, avec un escalier intérieur de 38 marches qui mènent au sommet et un lanternon surmonté d'une croix. Un caveau voûte est adossé à la lanterne.

Site gallo-romain du Fâ

Site archéologique du Fâ (Barzan)

Monument historique en 1937
Les premiers témoignages de l'existence du site gallo-romain datent du XVIIIème siècle, et les premières grandes fouilles ont eu lieu entre 1921 et 1926. Puis, grâce à une prospection aérienne effectuée en 1975 par Jacques Dassié, se dévoile l'unité d'une cité gallo-romaine s'étendant de la ferme de l'estuaire jusqu'à l'anse du Caillaud.
La ferme du Fâ jusqu'alors privée est rachetée par la commune de Barzan en 1993


La Roche Courbon

La Roche Courbon (St-Porchaire)

Monument historique depuis 1946
Le château de la Roche Courbon est une propriété familiale depuis trois générations. L’écrivain rochefortais Pierre Loti le nommait « Le Château de la Belle au Bois Dormant »… Lorsqu’à la fin du 19ème siècle, il le découvrit à l’abandon tout comme la forêt qui l’entourait, il déploya toute son énergie à le sauver, avec l'aide de Paul Chénereau, le grand-père de l'actuelle propriétaire. La forêt souffrit énormément lors de la tempête de décembre 1999 et nombreux furent ceux qui pleurèrent la voûte des branches jalonnant la route venant de Saint-Porchaire, transformée en sentier forestier. Aujourd'hui, la vie du château, de son jardin et de sa forêt est rythmée tout au long de l’année par de nombreux évènements conçus pour rassembler un large public, notamment familial. Chaque mois, une animation, ludique, pédagogique, culturelle ou sportive met en scène le lieu afin que chaque visiteur devienne acteur et puisse vivre une journée entière au château s’il le souhaite.
Château de Crazannes

Le château de Crazannes

Monument historique depuis 1913
Classé monument historique, le Château de Crazannes fut bâti au XIV° siècle en lieu et place d’un ancien château féodal. Son surnom de "Château du Chat Botté" remonte au XVII° siècle, quand il fut la propriété de Jules Gouffier, comte de Caravaz. Un éminent personnage qui inspira Charles Perrault pour créer le Marquis de Carabas, Maître du Chat Botté dans son célèbre conte.

Beaulon

Le château de Beaulon (St-Dizant-du-Gua)

Monument historique depuis 1987
Sous le regard bienveillant de la haute tour Renaissance, entrez dans l'univers paisible et accueillant du Parc de Beaulon. Un vénérable chêne tricentenaire marque l'allée qui conduit au coeur du sous-bois, aux mystérieuses "Fontaines Bleues", sources naturelles dont les eaux profondes, calmes et sereines présentent une coloration bleu-foncé, étrange et magique. Site classé et jardin remarquable.

Château de Jonzac

Le château de Jonzac

Monument historique depuis 1913
Construit sous Arnaud de Sainte Maure, comte de Jonzac à la fin du XVème siècle, ce château a été embelli et modifié au cours du XVIIè siècle :
un mur sera érigé dans la cour et une partie des appartements détruits afin de laisser la place à une voie de circulation. Le château abrite aujourd'hui la marie et la sous-préfecture.

Château des Enigmes

Le Château d'Usson ou Château des Enigmes

Monument historique depuis 1925
Son propriétaire, William Augereau, l'achète en 1879. Menacé de ruine, il le fera trarnsporter près de la vallée de la Seugne. Ayant conservé tout son cachet d'origine, le château est reconstruit selon les fantaisies de l'acheteur qui y ajoute des éléments provenant d'autres édifices. Aujourd'hui le château a été agrémenté d'un parc à thème.

Château de Saint-Jean-d'Angle

Le château de St-Jean-d'Angle

Lauréat Grand Prix "La Charente-Maritime, ma préférence", catégorie Jeune Entreprise 2015
Monument historique depuis 1994
Au XIIème siècle, ce château-fort en pierre sort de terre à Saint Jean d'Angle. Guillaume de Lusignan est réputé en être le fondateur. Il appartient à l'une des plus puissantes familles du Poitou ; elle doit sa notoriété et sa richesse à une fée protectrice : la fée Mélusine. De 1406 au XVIIème siècle, le château ne cesse d’être la propriété de la famille des Saint-Gelais, branche cadette des Lusignan. Le logis construit accolé au rempart d’origine remonte à La Renaissance. Au début du XVIème siècle, Charlotte Saint-Gelais de Lusignan, restaure le château abîmé par les mousqueteries successives.
Au fil des siècles, le château se détériore et en 1994 il menace même de s'écrouler. Il est sauvé in extremis par Alain Rousselot, homme d'affaire rochelais qui le rachète dans la ferme intention de sauver cet édifice exceptionnel. Dès janvier 1995, des travaux colossaux sont entrepris en collaboration avec les Monuments de France. Ils dureront six ans.
En 2003, pour la qualité exceptionnelle de cette restauration, deux prix prestigieux, le Grand Prix des Maisons françaises et le Prix Europa Nostra, sont attribués à la restauration du château.
Ce château se visite de mars à fin octobre, avec de nombreuses animations en rapport avec le Moyen Age (grande fête médiévale en septembre). Vous pouvez même organiser l'anniversaire de votre enfant au château sur réservation.

Citadelle Oléron

La citadelle du Château d'Oléron

Monument historique depuis 1929
Capitale historique de l'Ile d'Oléron, elle a été édifiée sur ordre de Richelieu à partir de 1630 puis modernisée par Vauban. Dotée d'une garnison servant à la défense des côtes saintongeaises, la citadelle accueille, à partir du XVIIIè siècle, des militaires en transit vers la Nouvelle France et sert aussi de centre d'entraînement.
Elle est destinée aujourd'hui à des expositions et des manifestations culturelles..