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Sur les traces de la Nouvelle-France

C'est durant la première moitié du 16ème siècle que le port de la Rochelle a noué avec la Nouvelle-France des liens commerciaux importants basés sur l’activité de la pêche à la morue sur les grands bancs de Terre-Neuve et sur le commerce de la fourrure. Le port de la Rochelle devient le port de départ des migrants qui partent travailler ou s’installer dans la colonie. Le port de Rochefort approvisionne la colonie en marchandises.

Les provinces du Poitou-Charentes (Aunis, Saintonge, Haut-Poitou et Angoumois), participent activement au développement de la Nouvelle-France, découverte en 1604 par Samuel de Champlain (image ci-contre) et Pierre Dugua de Mons. La Nouvelle-France est constituée de plusieurs territoires : Canada (actuelle province du Québec), Acadie (actuelles provinces canadiennes du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse), Terre-Neuve, Louisiane et Baie d’Hudson.

Les migrants vers la Nouvelle-France
Grâce aux recherches généalogiques, aux listes des passagers à l'embarquement, aux registres paroissiaux ou aux actes d'engagement passés devant notaire, on a pu recenser une grande partie des migrants.

C'est ainsi que militaires, missionnaires et religieuses, marins, marchands s'exilent outre- Atlantique pour y exercer leur métier. D'autres y seront contraints : les Filles du roi, les prisonniers et les faux-sauniers (contrebandiers de sel) qui sont des " migrants contraints ". Les Filles du roi sont le plus souvent de jeunes orphelines issues de divers couvents du royaume (Paris et La Rochelle). Protégées par le roi, elles sont envoyées en Nouvelle-France pour peupler la colonie et pour se marier. Les faux-sauniers, emprisonnés en France dans un premier temps, sont redirigés vers les colonies pour y travailler.

Les pionniers
Parmi les quelques 2100 migrants partis de la région, une majorité est rentrée à l’issue des trois ans mais un bon nombre s’est établi de manière durable en Nouvelle-France. Ils sont aujourd’hui les ancêtres de plus de six millions de Québécois. 98 lieux étudiés font référence à ces " pionniers " (appelés aussi " familles souches ") : lieux de baptême, lieux de naissance ou d’habitation, objets de commémoration ou non. Les recherches effectuées par l’équipe de l’université Laval à Québec ont permis de retrouver certains lieux habités par des Picto-charentais au Québec. Elles permettent également de retracer des parcours d’hommes ou de familles depuis leur lieu d’origine jusqu’à leur établissement.

Certains migrants picto-charentais ont donné au Québec et au Canada des personnages au statut remarqué : c’est le cas pour Wilfrid Laurier, premier ministre du Québec entre 1886 et 1911, dont l’ancêtre est originaire du village de Saint-Claud en Charente, Louis-Joseph Papineau (image ci-contre), homme politique, ou encore Monseigneur Villeneuve, évêque de Québec, dont l’ancêtre est le Rétais Mathurin Villeneuve.

Un bel exemple de l'installation française est celui de l'île d'Orléans, où l'on y observe encore le système de " rang " qui divise et répartit les parcelles de part et d’autre d’une voie de communication (photo ci-dessus). Cette île est l'un des rares territoires québécois où l'on cultive la vigne. Les produits agro-alimentaires bénéficient d'une réputation de qualité et d'une image d'authenticité grandissante.

Les échanges commerciaux
Les navires de La Rochelle et de la Seudre partent pêcher la morue sur les grands bancs de Terre-Neuve. Rapidement, au contact des Amérindiens, le commerce des pelleteries devient lucratif. Avec la colonisation, exploiter les richesses de la Nouvelle-France est un objectif clairement établi : bois, goudron, poisson, pelleteries, tabac, etc. sont importés de ces nouvelles terres. Quant aux exportations, elles serviront à approvisionner la colonie en vivres (farine, eau-de-vie...) et produits manufacturés (céramiques, clous, bas, draps, etc.).

La mémoire de la Nouvelle-France
Elle apparaît dans le paysage picto-charentais sous différentes formes : plaques commémoratives, stèles, plaques de rue, messes, rassemblements de familles, etc. On commémore pour plusieurs raisons : volonté de célébrer un descendant, un homme célèbre, une région, un événement, un produit, etc. Les associations et particulièrement les associations canadiennes sont les acteurs les plus actifs dans ce domaine.

Liens utiles

http://www.histoirepassion.eu/?1644-1766-Les-pionniers-saintongeais-en-Nouvelle-France-Quebec

Biographie de Samuel de Champlain, sur Wikipédia

http://www.projects.yrdsb.edu.on.ca/pioneer/home_fr.htm

https://www.marcel-fournier.com/index.php

 

A voir

Brouage, la ville de naissance de Samuel de Champlain

La Rochelle, site de l'Office du Tourisme



Sources textes et images

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