Légendes populaires en Nouvelle-Aquitaine

Charente-Maritime

La sirène de Pons

La sirène de Pons
(Pons)

Pons est une ville située à 20 kilomètres de Cognac. Elle fut considérée comme la capitale du peuple celte, « les Saintons », avant de devenir une cité médiévale de la province Saintongeaise.
Celle ville qui offre de merveilleux monuments, a aussi ses légendes.
Comme celle qui raconte l’histoire d’une formidable pêche où fut prise une magnifique anguille. La bête était si belle, que les Pontois, pensaient qu’il pouvait s’agir de la fée Mélusine, qui s’était métamorphosée. Afin de la conserver près d’eux, ils décidèrent de la placer dans le puits du château, aujourd’hui disparu.
On accrocha une clochette sur la queue de la pauvre bête, pour l’entendre aller et venir, mais l’anguille restait discrète et ne se faisait entendre que les jours de grands malheurs pour la cité…


Le Pont du Diable

Le Pont du Diable
(Saint-Palais-sur-Mer)

Une légende rapporte qu'au Moyen Âge un pêcheur en perdition lors d'une violente tempête aurait échoué avec sa barque sur les récifs à l'extrémité de la péninsule, et qu'il aurait vendu son âme au diable en échange de la vie sauve : le diable construisit pour lui un pont de pierre lui permettant de revenir sur la terre ferme
Aujourd'hui, le Pont du Diable est un site naturel apprécié des touristes et des pêcheurs. Plusieurs carrelets en bois (cabanes de pêcheurs) ont été construits sur le rocher et sont encore utilisés maintenant pour pêcher crustacés, coquillages et poissons de l'Estuaire.


Cimetière Talmont-sur-Gironde

Le cimetière marin
de Talmont-sur-Gironde

"Il existe à Talmont un émouvant et pittoresque cimetière marin, construit sur la falaise tout près d'une belle église romane dont le mur sud domine l'estuaire de la Gironde.
Clotaire, fils de Clovis, avait épousé une princesse allemande du nom de Radegonde qui se lassa très vite des mœurs dissolues et brutales de la Cour : elle se nourrissait de fèves et de lentilles, faisait la charité aux pauvres et méditait longuement devant le crucifix. Clotaire ayant fait assassiner son frère, elle quitta son mari pour devenir nonne. Mais le roi regretta la présence de sa femme et partit à sa recherche. Elle se réfugia d'abord dans une grotte près de Pont l'Abbé d'Arnoult.
Puis, fuyant devant lui, Radegonde parvint jusqu'à Talmont et là, elle fut rattrapée par l'armée du roi. Elle arrivait alors dans un champ où de paysans étaient en train de semer de l'avoine. Inspirée par Dieu, elle leur dit : 
"-Si on vous demande quand vous avez vu passer la reine, répondez que vous n'avez vu personne depuis que vous semiez le grain."
Ce disant, Radegonde entra dans le champ à peine ensemencé et l'avoine poussant tout d'un coup devint bientôt assez haute pour la cacher à ses poursuivants.
Clotaire, à la tête de ses soldats, survint et interrogea le laboureur qui lui répondit comme il lui avait été recommandé. Le roi, comprenant qu'il s'agissait d'un miracle, n'insista pas et rentra chez lui.
Radegonde sortit alors du champ, remercia les paysans et leur dit que Dieu les récompenserait par un prodige : tous ceux qui se feraient enterrer dans le cimetière de Talmont iraient tout droit au paradis. Les habitants du village construisirent alors une église qu'ils dédièrent à la sainte et racontèrent le miracle dont ils avaient bénéficié.
Si bien que les riverains de la Gironde, jusque fort loin en amont, voulurent en profiter : quand l'un d'entre eux mourait, on mettait son cercueil dans une barque avec une bourse contenant le prix de l'enterrement et on poussait le tout sur le fleuve qui entraînait l'esquif jusqu'à Talmont. Là, le mort était enseveli dans le cimetière miraculeux et son âme allait au paradis.
Un jour, des pêcheurs arrêtèrent une de ces barques qui descendait majestueusement la Gironde et volèrent la bourse qu'elle contenait puis la repoussèrent au fil de l'eau. Mais l'esquif ne continua pas sa route et s'attacha au bateau des voleurs, remontant le courant derrière eux malgré tous les efforts qu'ils faisaient pour le laisser sur place.
Les pêcheurs comprirent alors qu'ils ne pourraient jamais se débarrasser du mort qu'ils avaient volé et lui rendirent la bourse. Le canot funèbre reprit alors sa lente glissée jusqu'à Talmont où le pauvre cadavre reçut la sépulture à laquelle il avait droit."


Corrèze

St Germain de Lavolps

La légende de
Saint-Germain-de-Lavolps

Au XVIIème siècle, les Labarre et Lafeuillade possèdaient le château de St Germain. Parmi les membres de cette ancienne famille se trouvait une jeune fille qui adorait monter à cheval.
Un beau matin alors qu’elle chevauchait au nord du domaine, une rivière lui apparut : la Diège. Le cheval piaffe et la jeune fille sûre d’elle pense qu’elle peut faire sauter le cours d’eau à son fier destrier. Elle s’éloigne et lance sa monture au galop, le puissant cheval s’élance au-dessus des flots mais soudain la jeune fille voit avec horreur la berge se rapprocher. Dans un ultime réflexe, la cavalière éperonne l’animal, mais le saut est trop court pour une réception correcte et le cheval s’effondre sur la berge meurtrière tel un pantin désarticulé se retournant sur lui-même et écrasant sa cavalière. Tous les deux sont morts sur le coup...
Pourquoi cette rivière a-t-elle surgi de nulle part pour faire obstacle à la cavalière qui se riait de tous les dangers ? Peut-être pour inciter les gens à la traverser par le pont un peu plus loin et à ne plus la défier. Les éléments détestant la prétention des humains...


Deux-Sèvres

Château de Marsay


La Mule du Diable
(Missé)

Le château de Marsay, à Missé, appartient à la famille du marquis Pierre des Dorides depuis 1793. Le domaine compte un édifice du XVIIIe siècle, et un bien plus ancien, siège d'une légende : une mule cédée par le Diable lui-même au sieur Acton y aurait séjourné.

Pour certains, l'histoire remonte à la construction du château actuel, d'autres documents orientent vers 1419, époque du seigneur Geoffroy d'Acton. Pierre des Dorides est partisan de cette seconde théorie pour planter le décor de la légende qu'il raconte comme s'il y avait assisté. « Il était une fois un sieur Acton, qui habitait le château de Marsay. Il avait été invité à un bal donné par son puissant voisin Gouffier, au château d'Oiron. Il dansa toute la nuit avec des femmes. L'une d'elle lui demanda s'il n'avait pas peur de rentrer seul en pleine nuit. » La réponse présomptueuse du seigneur de Marsay est le point de départ de son aventure : « Même si je rencontrais le Diable, je n'aurais pas peur ».
« Il remet sa cape, enfourche son cheval, et en s'approchant de la butte du parc d'Oiron, voit une lumière bizarre. » Plus il avance, plus la lumière se précise : « C'est un cavalier et sa mule, qui crachent du feu par la bouche, les yeux, les oreilles ». C'est le Diable sur sa monture, qui prend le seigneur au mot et l'invite à se battre en duel le soir venu, à la croix d'Auzay, aujourd'hui détruite.
« Il se dit " j'ai une sale affaire sur les bras ", passe une nuit agitée, raconte le marquis, et se souvient d'un cousin, abbé à Missé. » Celui-ci lui conseille de remplir son fourreau d'eau bénite et d'en asperger son adversaire. Ce qu'il fait le soir venu. Le Diable est alors pris de « convulsions épouvantables », avant de se relever et, s'avouant vaincu, il donne sa mule au sieur Acton, à une condition : « Ne jamais la débrider et ne lui donner à manger que des ronces et des épines ».
Acton garda la bête et suivit les recommandations du Diable. On dit que la mule infatigable aurait roulé toutes les pierres pour construire le nouveau château, et la route qui y mène. Mais à la mort du seigneur, ses héritiers trouvent la mule dans l'écurie, bridée et nourrie d'épines. Se révoltant contre cette façon de traiter un animal, ils la débrident et lui donnent du foin. L'animal fait alors une ruade si puissante qu'elle fait un trou dans le mur et s'échappe. « D'un bond, elle arrive à la croix d'Auzay, d'un second jusqu'à la croix d'Acton, près d'Oiron, et elle retourne en Enfer. »
La course folle de la mule aurait laissé la trace d'un sabot à la croix d'Acton et sur le vieux pont de Praillon. Ces édifices ayant été détruits, impossible de vérifier l'existence de ces empreintes. La légende, elle, continue à se diffuser.


rochers de Pyraume

Les rochers de Pyraume
(Moulins)

Les superbes rochers de quartz blanc du Pyraume s'entassent au sommet d'un coteau assez élevé, dominant le bourg de Moulins (Deux-Sèvres). Le massif principal se trouve cependant sur le territoire de la Chapelle-Largeau, près d'un moulin à vent, au milieu d'une lande argileuse couverte de bruyères, de genêts, d'ajoncs et de buissons de houx Du haut des rochers, la vue s'étend sur les bois et le château de la Blandinière, sur Châtillon-sur-Sèvre et les localités avoisinantes.

Les cailloux du Pyraume, d'une structure cristalline et d'un blanc laiteux, sont très estimés pour l'empierrement des routes. Aussi, font-ils l'objet des convoitises du service vicinal.
Dans les légendes populaires, les rochers ou "chirons" de Pyraume servent de refuge à toute la gent diabolique de la contrée : loups-garous, lutins, farfadets. Les enfants se montrent avec effroi la cheminée du diable, sa table, son fauteuil et son lit gigantesque. Malheur aux imprudents qui osent regarder par les fissures et sonder les mystères de l'antre infernal !
Afin d'en chasser le démon, femmes et jeunes filles de Moulins organisèrent jadis une procession "sans parler" procédé infaillible, paraît-il, s'il était réalisable.
La première femme qui arriva à Pyraume crut voir la silhouette du diable. Prise de frayeur, elle s'écria : "Le voilà ! le voilà !" Aussitôt elle fut saisie, emportée, et jamais plus on ne la revit.
On voit encore près des rochers du Pyraume, la fontaine des farfadets.
Ces vilains petits bonshommes étaient des maraudeurs incorrigibles et de francs polissons.
A la nuit tombante, ils montaient souvent sur la maison voisine de Nérette, dont la toiture se trouve presque au niveau du sol. Perchés sur le tuyau de la cheminée, ils laissaient tomber dans la poêle des flocons de suie et autres incongruités. Ils se plaisaient à taquiner la fermière, à lui voler ses pommes. En son absence, ils s'installaient au coin du foyer, sur les sièges les plus bas, qu'ils ne quittaient jamais sans les avoir souillés.
Fatiguée de leur sans-gêne et de leurs déprédations, la fermière rangea un jour, tout autour de la cheminée, des trépieds chauffés à blanc, des "marmottes" (chaufferettes en terre cuite) plein de braise, recouvertes de barreaux de fer rougis au feu.
Les farfadets, sans méfiance, s'assirent sur les sièges mis à leur portée, mais ils se redressèrent bien vite, hurlant de douleur, et criant dans leur fuite : "C... brûlé ! c... brûlé !"
On raconte également que les farfadets gardent un trésor caché sous un énorme bloc qui se soulève à minuit sonnant, la veille de Noël. A ce moment, l'or est offert aux libres convoitises de ceux qui consentent à céder "leur part de paradis".


Vienne

Château de Fougeret

Le Château de Fougeret
(Queaux)

Il est le château le plus médiatisé de France. La demeure de Fougeret, située au sud-est de Poitiers en haut d'une falaise de 38 mètres, aurait pu être célèbre pour son architecture au style médiéval, ou encore pour ses incroyables jardins, mais s’il attire autant l’attention, c’est pour son histoire… mouvementée.

Le château, inscrit aux monuments historiques depuis 2010, est considéré comme le lieu le plus hanté de France. Bruits étranges, rires d’enfants, tableaux qui se décrochent des murs, portes qui claquent, silhouettes blanches… Autant de phénomènes inexpliqués qui laissent penser qu’un lourd secret pèse sur le domaine. Bon nombre de médiums sont par ailleurs intervenus, à la demande des propriétaires, pour entrer en contact avec les esprits du château, et tous ont établi le même constat : plusieurs entités vivraient dans l’enceinte du château.


Haute-Vienne

Moulin au diable

Le moulin au diable
(Ambazac)

Il y avait autrefois, tout près d'Ambazac, un joli moulin dont le meunier était aussi riche qu'ambitieux. Il rêvait de faire de sa fille unique, fort gentille d'ailleurs, pour une petite paysanne des bords du Beuvret, une grande dame qui possèderait un beau château et roulerait carrosse, ni plus ni moins qu'une reine. Et comme ce meunier unissait à ses autres qualités ou défauts une forte dose d'originalité, il s'était mis dans la tête - et il avait la tête dure- que son gendre devrait avoir des dents en or. C'est donc en vain que les prétendants se présentaient en foule au moulin : ils étaient tous éconduits par l'étrange meunier qui s'obstinait dans ses exigences. La malheureuse se demandait déjà, non sans inquiétude, si elle ne serait pas condamnée, par suite de l'originalité paternelle, à rester vieille fille, quoiqu'elle ne se sentit pas le moindre attrait pour cette vocation. Or, voici que par un beau matin de juin, où les oiseaux lançaient leurs plus joyeuses chansons dans l'air tout parfumé des senteur du foin coupé, un jeune homme fort élégant se présenta à la porte du moulinet, sans perdre de temps, après les salutations d'usage, demanda au meunier la main de sa fille. " Vous connaissez, lui dit celui-ci, les conditions exigées pour devenir mon gendre. Il faut être très fort…
- Je le suis autant et plus que tout autre. - Et avoir des dents en or… "
Le meunier n'avait pas fini de parler que le jeune homme avait ouvert la bouche pour lui montrer une double rangée de dents étincelantes. Séance tenante et sans même prendre l'avis de la jeune fille, le marché fut conclu.
- "Et maintenant que j'ai vu vos dents, reprit le meunier, vous allez me montrer votre force, et pour cela, il faut que demain matin, avant le chant du coq, vous ayez amené juste au dessus de la roue de mon moulin le ruisseau qui coule là-bas, derrière ces rochers, et dont je n'ai que le trop-plein.
-"Beau -père , s'écria le jeune homme , vous serez obéi." Et il disparut pendant que le meunier courait conter à ses voisins qu'il avait enfin trouvé le gendre depuis si longtemps rêvé. Mais les braves gens du village n'eurent pas de peine à comprendre que cela n'était pas naturel et ils n'eurent qu'une voix pour crier au meunier : "Mais, malheureux, c'est au Diable lui-même que tu vas donner ta fille !" On ne tarda pas longtemps à en avoir la preuve ; au douzième coup de minuit, dans le petit vallon d'ordinaire si tranquille où coule le Beuvret, un bruit formidable s'éleva soudain, pareil au mugissement des vagues de la mer soulevée par la tempête, pendant que du milieu des rochers de la rive partaient de sinistres craquements.  
On eût dit que la terre allait s'entr'ouvrir et livrer passage aux flammes de l'enfer. C'étaient les eaux du Beuvret qui, poussées par le souffle impétueux du démon, couraient droit au moulin à travers les rochers et les broussailles. Le meunier, plus mort que vif, maudissait déjà son odieux marché ; mais il ne savait où donner de la tête. Tout le village était sur pied et, pendant qu'on se demandait avec angoisse ce qui allait arriver, quelqu'un cria qu'il fallait faire perdre au Diable son pari. "Sans doute, balbutia le meunier, mais comment m'y prendre ?"
- "Monte vite dans le poulailler, reprit l'autre, et réveille les poules pour que le coq chante avant que le Diable ait fini." Sitôt dit, sitôt fait, et à peine le coq eut-il chanté que le Diable, furieux de n'avoir pu réussir dans son entreprise, s'enfuit en grinçant des dents. Cependant, les eaux du Beuvret, que ne poussait plus le souffle de l'enfer, reprirent aussitôt leur cours naturel. Et c'est depuis ce temps que l'on peut voir, un peu au dessus du Moulin du Diable, un coude brusque formé par le ruisseau au point précis où le Diable fut surpris par le chant du coq.


Landes

Le vieil orme de Biscarrosse


Le vieil orme
de Biscarrosse

Dans les Landes à Biscarrosse, se trouve un orme près de l’église, remarquable par son âge avec ses 600 ans ; remarquable aussi car c’est un survivant de la graphiose, terrible maladie fongique apparue au début du XXème siècle qui décima une grande partie de la population d’ormes. 

Cet arbre est légendaire dans tout le pays en raison d’un étrange phénomène: une couronne de fleurs apparait sur le tronc au même endroit tous les ans. Malheureusement, il est mort en 2010.
La légende raconte que vers 1450, une jeune bergère, Adeline, fut injustement accusée d’avoir trompé son fiancé Pierre avec un officier anglais dont elle avait repoussé les avances. Pour ménager l’occupant, le conseil des anciens la condamna a être exposée nue, pendant une journée, sous l’arbre de la justice. Au coucher du soleil, elle mourut de honte et de chagrin. Le lendemain, on vit fleurir, sur le tronc de l’orme, à l’endroit où la malheureuse avait la tête, une couronne de fleurs blanches semblable à celle des jeunes mariées. Depuis, tous les ans au printemps, une couronne blanche fleurit au même endroit.


Creuse

La Dame de Montlaur

La dame de Montlaur
(Crocq)

Petit village perché dans le Limousin, Crocq présente sur la façade de son église une petite particularité, un clocheton hexagonal qui serait une ancienne lanterne des morts. C'est de cette lanterne qu'est issue la légende suivante. 

Le seigneur de Crocq était un homme dur et avare, sa femme, au contraire, la dame de Montlaur était douce et compatissante ; son plus grand plaisir, aussitôt que son mari avait quitté le château, était d'aller porter ses consolations aux malheureux. Un jour que la bonne dame croyait le baron parti pour la chasse, elle s'empressa de garnir son tablier de pains pour quelques familles pauvres, mais un malheureux hasard voulût que le vilain noble rentrât plus tôt que de coutume, et rencontrât sur la place sa femme avec sa charge bienfaisante. "Que portez-vous là ? lui dit- il brusquement. Monseigneur, ce sont des fleurs pour la Sainte Vierge" répondit en tremblant la charitable châtelaine. Le baron voyant à l'air embarrassé de sa femme qu'elle pouvait bien se servir d'un mensonge pieux pour cacher une bonne œuvre, rabattit le tablier qui causait ses soupçons et…à la grande surprise de la bonne dame, il s'en échappa des fleurs. La vertueuse baronne ne pouvait mentir et la mère de notre sauveur était venue à son aide. A quelque temps de là, les pauvres de Crocq eurent à pleurer la perte de leur bienfaitrice ; cependant elle ne les a pas abandonnés totalement : à l'approche d'un orage menaçant, lorsque le ciel est en courroux, on voit une petite flamme bleue qui vacille sur le toit pointu d'un petit clocheton. C'est l'âme de la bonne châtelaine qui vient veiller sur les habitants de Crocq.


Un château hanté près de Saintes (17)

Château du Douhet

Le château du Douhet, qui se trouve à mi-distance, environ, de Saintes et de Saint-Jean-d’Angely, est entouré d’un parc d’une vingtaine d’hectares et d’une magnifique forêt de buis centenaires, dont beaucoup n’ont pas résisté à la terrible tempête de décembre 1999.

"Une des chambres du château est hantée, tout cela est de notoriété publique", reconnaît Jacques Tanner, le maire de cette commune qui regroupe six cent cinquante habitants. Ce monument historique, un des trésors de Saintonge, accueille chaque année des milliers de visiteurs. Le château actuel a été construit vers 1680 pour le compte du seigneur Renaud de Pons, sur les ruines d’un ancien château fort détruit par un incendie en 1652.
Depuis 1946, le château du Douhet est la propriété de la famille Damilleville. A l'époque, dans une partie du château, le père de l'actuel propriétaire, avait installé ses ateliers de confection. Mais au bruit des machines à coudre se sont bientôt ajoutés d’autres bruits dérangeants, un vacarme étrange, inexplicable.
D’abord sceptique, Jean Damilleville va se ranger à l’avis d’Andrée, son épouse. Il alerte l’exorciste du diocèse de Saintes qui se rend sur place et officie en dispensant son rituel dans chacune des pièces. Mais les phénomènes ne s’arrêtent pas pour autant et, le soir même, les volets se mettent à claquer, les fenêtres s’ouvrent et se ferment sans raison apparente alors que le temps est calme et qu’il n’y a pas de vent. Parallèlement à ces faits, vont se produire, dans l’une des chambres, d’autres manifestations plus étranges encore, voire carrément inquiétantes. Un écriteau placardé à l’entrée de la chambre prévient du reste les visiteurs que cette alcôve est restée inoccupée suite à certains faits « inexpliqués » et qu’il est interdit d’y pénétrer. Ce qui s’est déroulé dans cette chambre dite jaune- depuis que FR3 y a tourné un film d’après l’œuvre de Gaston Leroux- fait en effet froid dans le dos !
Toutes les victimes, qui ont dormi là, sont unanimes : elles ont d’abord l’impression que quelqu’un est assis au bord du lit. Puis elles ressentent une pression ou un poids, d’abord sur les pieds, puis sur les genoux et enfin sur la poitrine. « Beaucoup de gens ont pu constater ces phénomènes, précise Alain Damilleville. Des membres de la famille, bien évidemment, mais aussi d’autres personnes également qui, avant la visite de l’esprit, n’étaient au courant de rien. Barbara, par exemple, une amie de ma sœur aînée, qui est ensuite devenue ma femme. » Les intéressés ressentent comme un malaise, un début de paralysie. C’est généralement à ce moment-là qu’ils se réveillent ! Tous ceux-là ne sont pas près d’oublier ! Mais qui est donc cet esprit « coucheur » ? Personne ne peut le dire, ces faits restant inexpliqués. Pourtant il y aura 10 ans, A. Damilleville a reçu une visite surprenante. Celle d’un médium. « J’ai été contacté par des esprits, affirmait celui-ci. Il y a eu ici des morts violentes… » Tout en parlant, l’homme s’est dirigé vers la chambre jaune, puis celle, toute proche, de Mgr de la Rochefoucauld, l’évêque de Saintes assassiné à Paris en 1792, avant de revenir sur ces pas. « C’est ici, j’entends parler… Je vois des dames en crinoline s’enfuir, emprunter un escalier, poursuivies par des hommes revêtus de grands chapeaux et armés de fourches. Il y a aussi des baïonnettes aussi…J’entends des cris… »
Alain Damilleville raconte que le château a été pillé à la révolution, mais il ignorait qu'il y avait eu des morts violentes car, ce qui est extraordinaire dans le témoignages du médium, c’est que la chambre hantée a été créée, au début du siècle, par un ancien propriétaire. Avant, c’était une entrée. Et derrière la cloison, il y a effectivement un escalier qui mène à des appartements situés à l’étage supérieur… Le « fantôme coucheur » est-il celui d’une de ces personnes poursuivies par les pillards et qui cherche la sortie ? Nul ne peut le dire. Ce qui est sûr, c’est que le château du Douhet est riche en événements qui ont jalonné les siècles. Architecture, Histoire et frissons… il mérite le détour ! Alors, si vous êtes de passage, n’hésitez pas. Vous aurez peut-être la chance de croiser le fantôme des lieux…

Article source : leblogdeletrange.com


La légende des grottes de Matata (17)

grottes de Matata

A Meschers-sur-Gironde (Charente-Maritime), Charlotte de La Trémoille, épouse de Henri de Condé, était propriétaire du Château Bardon. Au XVI° siècle, la jeune princesse y faisait quelques visites en compagnie de son page, Permilhac de Belcastel.
En l'année 1588, Henri de Condé fut retrouvé mort empoisonné. Sa veuve fut accusée et emprisonnée durant six ans. Permilhac, quant à lui, soupçonné de complicité, s'enfuit et se cacha dans les grottes de Meschers.
Tapis dans son creux, vêtu comme un misérable, ne sortant que la nuit, il passa d'abord inaperçu. Mais un matin, alors qu'il s'était attardé sur la falaise et qu'il passait près d'un moulin, le meunier étonné de la présence de cet étranger, lui demanda son nom. De peur d'être reconnu, Permilhac bafouilla quelques mots de latin relatant la beauté du jour - Matuta, Matunina. Ce mot, mal compris, se transforma en Matata et devint son "nom".
De part sa vie recluse et son allure de vaurien, Matata se fit une dure réputation de sorcier, et lorsqu'il ne se présenta pas à la cérémonie du baptême de la cloche de l'église, toute la population lui en garda rancune. On ne douta plus que Matata eut des rapports avec le diable. Manipulés par la peur et l'ignorance, quelques fanatiques vinrent le guetter à la sortie de son trou, le lapidèrent et l'emmurèrent dans la falaise.
Ainsi se termina la vie de Matata. La grotte qui porte aujourd'hui son nom fut le témoin d'une tragique histoire d'amour entre une princesse de 19 ans et son page qui en avait 16...

Article source : fr.wikipedia.org



Autres légendes en France

    • Tristan et Iseult (Bretagne)
    • Les Korrigans (Bretagne)
    • La Roche aux Fées (Ille et Vilaine)
    • La Bête d'Orléans (Loiret)
    • La vouivre (Franche Comté)
    • La légende de Sainte Enimie (Lozère)
    • La Bête du Gévaudan (Lozère)
    • Le passage du Gois (Vendée)
    • La tarasque de Tarascon (Bouches-du-Rhône)
    • La Pierre Percée (Isère)
    • Légende de la Dent du Chat (Savoie)
    • Saint-Bernard de Menthon (Haute-Savoie)